jeudi 6 mars 2014

Kampot

Kampot:

Avant toute chose, on file à la "Java Bleue" histoire de se faire un tartare de barracuda chez chef Jean-Claude:



Donc...
Un rapide crochet avant d'aller à Phnom Penh: Kampot, une jolie petite ville à deux heures de Sihanoukville. Les rues sont parsemées de maisons au style colonial francais, pour la plupart délabrées ou en cours de restauration. Si l'ambiance est déjà calme et agréable, on imagine aisément le charme accru de cette ville dans quelques années (qui du coup fait déjà l'objet des spéculateurs, comme ailleurs). 
La région est surtout connue pour son poivre - un des meilleurs au monde.  En effet, avant le règne des Khmers Rouges qui ont complètement détruit les cultures pour en faire des rizières, tout grand restaurant français digne de ce nom utilisait du poivre issu de la région de Kampot. Aujourd'hui, sa culture a repris, à petite échelle....mais revient en force. A tel point que c'est le premier produit cambodgien à obtenir une indication géographique protégée (IPG), dixit le lonely planet. Connaissant notre gourmandise et notre curiosité, nous avons été obligés de passer par la visite d'une exploitation locale pour mieux comprendre et, au passage, ramener quelques souvenirs épicés. Conseillés par la gérante de notre guesthouse, nous avons choisi de nous rendre dans la seule culture bio de la région (Starling Farm). En résumé on apprend que: le poivre vert se consomme frais (fruit cru), le poivre noir est fait des grains parvenus presque à maturation puis séchés au soleil, le poivre rouge aux fruits entièrement murs et le poivre blanc aux fruits murs débarrassés de leurs écorce dans l'eau chaude (vous suivez? Pas facile, il nous a fallu un moment pour tout comprendre).  






Deuxième partie de la journée, nous nous rendons à Kep en bord de mer. Son marché au crabe mais surtout la spécialité: le crabe au poivre vert de Kampot.


Rapide visite au marché au crabe où on se dit qu'il y a de tout sauf du crabe. En vérité ils sont gardés dans la mer dans des paniers de bambous. Puis on se rend chez "Klimiz", un petit resto que l'on nous a conseillé.



Nous restons méfiant car il est fréquents que ce genre d'épopée culinaire obsessionnelle se solde par une amère déception. Resto touristique et cher, repas médiocre. Il n'en est rien! L'assiette est magnifique. S'engage alors une féroce bataille à l'issue de laquelle il n'y aura ni vainqueur ni vaincu. À la fin, on compte les scalps (les carapaces). Un des meilleurs repas de tout le voyage. 


Afin de debriefer l'opération, nous nous rendons à "La Véranda". Une villa luxueuse tout en bois, à flanc de colline, surplombant la mer et entourée de jungle. On boit un café sous une pergola de fruits de la passion et passons le reste de la journée à la piscine. 


Verdict: L'opération "poivre de Kampot" est réussie.


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